Jean-Baptiste Fouque, le Saint Vincent de Paul Marseillais

 
 

Jean-Baptiste Fouque

Marseille, le 5 décembre 1926.
Le Saint Vincent de Paul marseillais vient de mourir à l’âge de 75 ans.

 

Le père Bernard Ardura écrit en 2004 dans son livre paru aux éditions Jeanne Laffitte : « l’abbé FOUQUE est connu de tous: des croyants qui fréquentent assidûment l’église de La Palud, comme des incroyants qui voient en lui un homme à la bonté exceptionnelle, des pauvres auxquels il a consacré la majeure partie de son activité, comme des riches sans lesquels il aurait difficilement pu mener à bien ses projets d’assistance. »
Ce sont les œuvres créées par l’abbé Fouque qui entourent encore Marseille d’une « ceinture de bonté »…

 

Le 6 avril 1888, il inaugure une Maison d’accueil « La Sainte Famille », pour les jeunes filles, confiée plus tard aux religieuses de la Présentation de Tours.
En décembre 1891, M. Payan d’Augery, vicaire général, lui demande de s’occuper de ceux qui sont les plus abandonnées, les enfants sans famille.
Le 3 octobre 1892, après une messe à N.-D. de la Garde, il crée, rue Villa Paradis, le premier berceau de l’Enfance délaissée, transférée en 1894 au quartier Sainte Anne, sous le nom de Maison des Saints Anges Gardiens, confiée aux Filles de la Charité.
En 1901 l’Abbé Fouque rattache l’œuvre de la Sainte Famille à l’œuvre de Protection de la Jeune Fille et constitue le Comité des Dames Patronnesses de la Maison d’accueil Les Amies du Foyer.
En 1903, il crée un Restaurant féminin et une Maison d’accueil pour les domestiques et employées sans famille à Marseille. La même année, il rouvre l’ancien Pensionnat des Dames de la Doctrine Chrétienne, rue Dieudée, à l’origine du Cours Saint Thomas d’Aquin.
En 1905, dans l’ancien couvent des Sacramentines du Prado qu’il vient d’acquérir, il crée L’œuvre de la Salette-Montval au Cabot, en 1945.
Le 27 novembre 1913, il établit l’œuvre de l’Enfance coupable à Saint Tronc, et la confie aux Prêtres de Saint Pierre ès Liens de l’abbé Fissiaux.
En 1917, les troupes américaines installent un hôpital au Prado, où l’abbé Fouque accueille des enfants provenant des régions dévastées par la guerre. Le 20 mars 1921, il inaugure l’Hôpital Saint Joseph.
En 1921, il ouvre le Château Saint-Ange, à Montfavet (Vaucluse) pour l’Enfance anormale.

 

Epuisé par une vie tout entière donnée aux plus pauvres, le Serviteur de Dieu meurt le 5 décembre 1926, salué par le peuple comme le « Saint Vincent de Paul marseillais ».

 

Le 23 avril 1933, son corps est transporté à l’Hôpital Saint Joseph où il repose à côté de la chapelle Saint Joseph, située au cœur de l’hôpital.